Joël's profileLe secret du bonheur en ...PhotosBlogListsMore Tools Help

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    November 24

    La vie .. La mort ..

     
     

    Si je recommençais ma vie, je tâcherais de faire mes rêves encore plus grands, parce que la vie est infiniment plus belle et plus grande que je ne n'avais jamais cru, même en rêve.

    Si toute vie va inéluctablement vers la fin, il faut, tant qu'elle se déroule, la peindre d'amour et d'espoir.

    Non, je ne crains pas la mort. Seulement, je trouve que la providence a mal arrangé les choses. Ainsi je préférerais de beaucoup qu'on enterre mon âme et que ce soit mon corps qui soit immortel.

    Toute sa vie, on passe son temps à dire adieu à ceux qui partent, jusqu'au jour où on dit adieu à ceux qui restent alors cueilliez dès maintenant les roses de la vie car jamais le temps ne suspend son vol et cette fleur qui s'épanouit aujourd'hui, demain déjà sera flétrie …

     

     

    November 04

    Misère en France

     
     
     

    P. Balkany : « il n’y a pas de misère en France »


    Piégé en novembre 2005 (l'année des émeutes en banlieue - ndlr) par les "Yes Men", des altermondialistes spécialisés dans le détournement, le maire UMP de Levallois-Perret Patrick Balkany affirme qu'"il n'y a pas de misère en France". Il croyait s'exprimer sur une télévision américaine. 

     

    Le système français fabrique des pauvres par son aveuglement et son obstination à appliquer mécaniquement des règles destructrices pour les plus vulnérables.

    L'intelligence voudrait que les règles ne soient pas les mêmes pour une multinationale et pour le petit entrepreneur isolé.

    Cette misère n'affecte pas simplement les classes sociales pauvres : le réseau télévisuel, en particulier, trame comme une lèpre de telles zones partout, concrétisant ce mot de Nietzsche : "Le désert croît." Pour autant, tous ne sont pas exposés également à la maladie : d'immenses pans de la population vivent dans des espaces urbains dénués de toute urbanité, tandis qu'une minuscule minorité peut jouir d'un milieu de vie digne de ce nom.
    Il ne faut pas croire que les nouveaux misérables sont d'abominables barbares. Ils sont le cœur même de la société des consommateurs. Ils sont la "civilisation". Mais telle que, paradoxalement, son cœur est devenu un ghetto. Or ce ghetto est humilié, offensé par ce devenir. Nous, les gens réputés cultivés, savants, artistes, philosophes, clairvoyants et informés, il faut que nous nous rendions compte que l'immense majorité de la société vit dans cette misère symbolique faite d'humiliation et d'offense. Tels sont les ravages que produit la guerre esthétique qu'est devenu le règne hégémonique du marché. L'immense majorité de la société vit dans des zones esthétiquement sinistrées où l'on ne peut pas vivre et s'aimer parce qu'on y est esthétiquement aliéné.

    Je connais bien ce monde : je sais qu'il est porteur d'insoupçonnables énergies. Mais si elles sont laissées à l'abandon, ces énergies se feront essentiellement destructrices.

     

    October 18

    La pauvreté en France

     

    Les associations engagées dans la lutte contre la pauvreté sont restées dubitatives. Elles ont certes apprécié le ton vibrant, le propos parfois émouvant, le côté volontariste de Nicolas Sarkozy pour lutter contre la pauvreté. Dans un discours, hier devant le Conseil économique et social à l’occasion de la Journée mondiale du refus de la misère, le chef de l’Etat a longuement évoqué le vécu des 7 millions de pauvres que compte l’Hexagone. Il a réaffirmé sa volonté de «réduire d’au moins un tiers en cinq ans la pauvreté» en esquissant, sans les détailler, quelques mesures nouvelles comme la réhabilitation des logements insalubres, la libération de terrains pour rendre effectif le droit au logement opposable et un plan d’action pour «les habitants des quartiers en difficulté». Plus étonnant: la proposition de compter les années de bénévolat associatif pour le calcul de la retraite et, pour les étudiants, de leur attribuer des points supplémentaires aux examens.

    Ces mesures s’ajoutent à d’autres déjà connues, essentiellement la mise en place du revenu de solidarité active (RSA) pour encourager le retour à l’activité des RMistes.

    Nicolas Sarkozy a toutefois prévenu qu’il ne «partage pas l’opinion» de ceux qui demandent «qu’on augmente massivement les dépenses publiques et les impôts» pour combattre la pauvreté. Avec cet argument massue:jusqu’ici, «les allocations [ont servi] à acheter le silence de ceux qu’on laisse en marge de la société». Lui entend s’attaquer aux causes et non parer aux conséquences de la pauvreté. Réaction de Pierre Levené, secrétaire général du Secours catholique: «Moi, je veux bien qu’il faille être vigilant sur la dépense publique, mais pour réaliser tout ce qu’il a ébauché dans son discours, il faudra forcément de l’argent.»

    Ce n’est pas Martin Hirsch, le haut-commissaire aux Solidarités actives qui le démentira: son projet de RSA coûte 2 milliards d’euros…

     

     

    October 09

    La vie et l'être humain

     
     
     

    Il y a des jours où l'être humain va travailler non pas pour gagner sa vie, mais pour la perdre...en essayant de la sauver.

     

    La dose de souffrance est particulière à chacun: quand le riche perd sa Rolls ,il est vraiment aussi malheureux que le pauvre qui a perdu son abonnement de bus !

    September 27

    Mourir d'Aimer

     

    GRANDES AFFAIRES CRIMINELLES JUILLET 1969 - L'AFFAIRE GABRIELLE RUSSIER.

     

    Mourir d'aimer

     

    Gabrielle Russier était une professeur agrégée de lettres, suicidée en 1969 après avoir été condamnée pour détournement de mineur, à la suite une liaison amoureuse avec un de ses élèves, Christian Rossi, alors âgé de 17 ans.

    Gabrielle avait 32 ans. Séparée de son mari, elle élevait seule ses deux enfants, à Marseille où elle vivait. Elle rencontre Christian dans les manifestations d'après mai 68. L'amour s'installe entre eux alors que Christian est en fin de la seconde. Ses parents, enseignants à l'université d'Aix en Provence, qui ne s'étaient pas opposés à leur fréquentation au début, finissent par en prendre ombrage. Christian fugue et s'enfuit en Allemagne. Les parents portent plainte. Gabrielle est emprisonnée aux Baumettes d'abord quelques jours, puis cinq semaines en avril 1969.

    Le procès a lieu en juillet 1969. Gabrielle est condamnée à douze mois de prison et 500 francs d'amende. Le parquet fait appel, sous la pression de l'université, qui rejette la candidature de Gabrielle à un poste d'assistant. Gabrielle vit très mal cette situation. Elle se suicide au gaz le 1er septembre.

    Le soir, pas un titre dans les deux journaux télévisés. Le lendemain, à peine deux brèves pour raconter le décès de la prof de français de Marseille amoureuse de son élève. La nouvelle tombe sans bruit dans les rédactions : « Gabrielle Russier, le professeur condamné pour détournement de mineur, s'est suicidée. »

    Et lorsque le nouveau président George Pompidou, qui vient de promettre aux Français « une nouvelle société », est interrogé sur l'affaire, le 22 septembre, il cite Paul Eluard, mais choisit les vers consacrés aux femmes tondues à la Libération : « Moi, mon remords, ce fut la victime raisonnable au regard d'enfant perdu, celle qui ressemble aux morts qui sont morts pour être aimés. »

     

    André CAYATTE fera de cette histoire d’amour un merveilleux film, Annie Girardot interprétera d’une façon remarquable le rôle de Gabrielle Russier ..

     

    Résumé du film :

    Danielle Guenot, 32 ans, divorcée avec deux enfants, était professeur de latin-français dans un lycée de Rouen, un professeur jeune, moderne que les étudiants adoraient. Le joli mois de mai 68 fondit sur la France. Dans l'exaltation, l'enthousiasme du renouveau, Danielle et un de ses élèves, Gérard Le Guen, âgé de 17 ans, s'aperçurent qu'ils s'aimaient. Les parents de Gérard, qui se plaisaient pourtant à afficher des idées libérales, portèrent plainte pour détournement de mineur. On fouilla, on étala la vie de Danielle Guenot. L'Education Nationale la menaça d'exclusion. La justice se mit en branle : on envoya Gérard en pension ; il s'en évada. On le cloîtra dans un asile psychiatrique. On enferma Danielle Guenot en prison parmi des criminelles, des droguées, des prostituées ; elle sortit de cet enfer après que Gérard eut rejoint ses parents. Malgré les épreuves, l'amour de Danielle et de Gérard était resté intact. Ils décidèrent de lutter face à l'opinion. Tout recommença alors. Danielle retourna en prison pour un « crime » qu'elle ne comprenait pas. Et l'espoir l'abandonna peu à peu. Pourtant un procès eut lieu, qui l'amnistia. Mais les Le Guen se portèrent en cassation. Danielle réalisa que l'«affaire Guenot» qui s'ébruitait de plus en plus, ne finirait jamais. Lorsqu'on souffre, il suffit d'un malentendu pour se croire abandonnée, il suffit d'une lettre non reçue à temps pour qu'une femme moralement brisée se suicide

     

     

    Charles Aznavour sera l’interprète de la chanson « MOURIR D'AIMER »  dont voici les paroles

    Les parois de ma vie sont lisses
    Je m'y accroche mais je glisse
    Lentement vers ma destinée
    Mourir d'aimer

    Tandis que le monde me juge
    Je ne vois pour moi qu'un refuge
    Toutes issues m'étant condamnées
    Mourir d'aimer

    Mourir d'aimer
    De plein gré s'enfoncer dans la nuit
    Payer l'amour au prix de sa vie
    Pécher contre le corps mais non contre l'esprit

    Laissant le monde à ces problèmes
    Les gens haineux face à eux-mêmes
    Avec leurs petites idées
    Mourir d'aimer

    Puisque notre amour ne peut vivre
    Mieux vaut en refermer le livre
    Et plutôt que de le brûler
    Mourir d'aimer

    Partir en redressant la tête
    Sortir vainqueur d'une défaite
    Renverser toutes les données
    Mourir d'aimer

    Mourir d'aimer
    Comme on le peut de n'importe quoi
    Abandonner tout derrière soi
    Pour n'emporter que ce qui fut nous, qui fut toi

    Tu es le printemps moi l'automne
    Ton cœur se prend le mien se donne
    Et ma route est déjà tracé
    Mourir d'aimer
    Mourir d'aimer
    Mourir d'aimer

     

     

    September 23

    Celui qui craint la mort

     

    Quand un homme naît ici-bas, je vois ses parents ivres de joie se congratuler et annoncer à grands cris l'événement. Quand un homme meurt à la vie d'ici-bas, je vois les parents consternés porter sur leurs visages et leurs vêtements les signes d'une désolation épouvantée.  Le meilleur enseignement concernant l'inconséquence humaine est ainsi donné à ceux qui ont un esprit pour réfléchir. Notre race humaine désire la vie et fuit la mort. Or, qu'est-ce que naître ? C'est entrer dans le champ d'où l'on ne peut sortir que par le chemin de la mort, unique issue, commune aux justes et aux injustes, aux croyant et aux incrédules. Qu'est-ce que mourir ? C'est renaître à la Vie Eternelle. L'homme qui meurt retourne à l'éternelle source de l'existence permanente C'est alors que nous devrions nous réjouir ...

    Celui qui craint la mort, craint de n'avoir plus aucun sentiment, ou d'éprouver d'autres sentiments. Mais s'il n'y a plus de sentiment, tu ne sentiras aucun mal. Et si tu acquiers d'autres sentiments tu seras un être différent, et tu n'auras pas cessé de vivre.

     
     
    September 18

    Lettre noire - Je veux mourir

     

     

    Cette nuit, la télévision est en panne... L’écran est noir, vide de sens. On se retrouve seul  dans le noir. Voila le point de départ qui inspire le vide sidéral de l’ennui qui flotte tout autour de nous ...

    Un nouveau texte sur la Mort. L’échec. Le suicide. L’euthanasie. Un texte les plus sombres, les plus froids, les plus violents aussi.

    Et pourtant... A la fin une minuscule lueur d’espoir, celle de choisir le jour et la date de sa mort. Une façon de refuser les règles du jeu et de tricher une dernière fois, même à la... Fin.

    C’est ça la vie : une femme nous quitte, une entreprise nous licencie, nous ne sommes plus sur d’aimer, nous ne sommes plus sur de travailler, mais en revanche nous sommes invariablement surs de... Mourir.

    Une après-midi d'été, à sa fenêtre, Paul observe la ville. Pour la première fois, son regard est serein. Paul vient d'avaler quatre boîtes de somnifères. Il ne veut plus subir l'insupportable monotonie des jours et l'angoisse des nuits.

    Paul a les mêmes rêves, les mêmes désirs que tous les jeunes gens du monde. Il a un métier raisonnable et vit dans un coquet appartement, s'offrant ainsi le plaisir d'avoir un coin à lui. Il fréquente les bars, rencontre de charmantes créatures féminines. Pourtant Paul n'est pas heureux. Quelque chose lui manque. Alors, le matin du 11 septembre 2007, Paul décide de mourir. Imagination et rêves, amour et folie. Désir et mort. Alors qu'il s'approche de la mort, Paul se rend compte que chaque moment de la vie constitue un choix, celui de vivre, ou d'abandonner. Paul expérimente de nouveaux plaisirs et découvre qu'il y a toujours un sens à la vie. Mais la vie est courte. Paul a décidé de mourir, et maintenant, il ne peut renoncer.

     

    « Sur la table de nuit, il prit les quatre boîtes de somnifères. Plutôt que d’écraser les comprimés et de les mélanger à de l’eau, il choisit de les prendre l’un après l’autre »


    Se tuer avec des somnifères, voilà une bonne idée, qui ne coûte pas cher …

     

    « Cependant, à chaque cachet qu’il avalait, il se sentait de plus en plus convaincu : au bout de cinq minutes, les boîtes étaient vides »


    Mais ça marche avec tout cette logique, dès qu’on commence à penser qu’on est seul, le sentiment de solitude s’amplifie jusqu’à en devenir prisonnier et ce malgré toutes les bonnes paroles des gens qui nous entourent et qui essayent de nous prouver le contraire, dès qu’on commence à penser qu’on est dans un état d’amour, on devient convaincu que c’est la plus belle histoire qui n’a jamais existé, le contraire est aussi vrai, dès qu’on commence à penser qu’on est con, intelligent, beau, laid, grand, petit, gros, maigre … on finit par s’en persuader, c’est ça le propre de l’homme, lui seul peut se mentir, et lui seul sait comment avoir foi dans ses mensonges et vivre avec !
    Une jolie définition de la mort : « perdre conscience », tiens je connais des millions de morts qui ont perdu conscience de ce qu’ils sont et de ce qu’ils vivent, j’ai rencontré des dizaines d’ivrognes et de drogués, j’ai rencontré plusieurs zombies, plusieurs inconscients !
    « Rien dans ce monde n’arrive par hasard, pourquoi tombait il sur ces mots au moment précis ou il avait décidé de mourir ? Quel est le message qu’ils renfermaient, si tant est qu’il existe des messages secrets plutôt que des coïncidences ? »

    Le hasard n’est autre que les causes que nous ne pouvons pas apercevoir ou cerner, ce ne sont pas les mots qui sont allés vers Paul, c’est lui qui a posé son regard sur eux, c’est son esprit qui les a interprété, tout mot est dépourvu de sens, tout mot est nu, c’est nous qui l’habillons et c’est nous qui lui attribuons une signification, il n’est que le symbole de ce que nous voulons voir ! C’est ce que je suis en train de faire, je meuble un texte vide et j’habille les mots.

    « Mais un telle décision ne causerait il pas à ses parents un surcroît de souffrance ? Outre le choc d’apprendre que leur fils était mort..»


    Je crois que c’est une des questions primordiales que se pose toute personne dont l’esprit a été effleuré par l’idée du suicide, imaginer ses funérailles, vérifier qu’il y’ a un seul cercueil, uniquement un, vérifier qu’on est bien la dedans et pas un proche, une preuve de plus qu’on ne vit pas que pour nous-mêmes, on vit aussi pour les autres, pour ceux pour qui nous comptons et qui comptent pour nous !

     
    Dédicace spéciale

    Pour une fois que la politique m’inspire, je dédicace ces mots tout particulièrement à Nicolas Sarkozy qui a déclaré dans le magazine « Philosophies » qu’on ne devient pas suicidaire à cause du chômage, de la pauvreté, de la solitude, d’un manque d’amour mais « qu’on naît suicidaire ».

    Lui a sans doute cru qu’il était « né Président ».

     

    August 25

    Départ en vacances .. la Turquie

     
     
     

    Et oui, si vous avez été bien attentifs, je n'ai pas été très actif dans les mises à jour de mon espace ces derniers temps, la cause ?  Je pars en vacances.

     

    «  Y a-t-il quelque chose de plus agréable que de rester de longues heures sur un sable fin à se rôtir au soleil ? »

     

    Mais il y a aussi la découverte du pays, un circuit touristique de deux semaines en voiture.

    L’itinéraire prévu : Izmir – Bodrum - Denizli – Antalya – Konya – Cappadoce – Ankara - Istanbul – Bursa – Izmir

     

    Izmir, capital de la province ouest de la Turquie, est la troisième ville du pays et la deuxième après Istanbul pour ses activités  portuaire et économiques. C’est une ville moderne, agréable, située dans la magnifique golf d’Izmir, un des plus beaux de la mer Égée.

     

    Bodrum, le Saint-Tropez de la Turquie., renommé pour ses  nuits agitées, ses restaurants exotiques,  son ambiance de la ville où l’on s’amuse.  Une folle exubérance avec un soupçon d’élégance, la vie nocturne la plus dynamique de toute la côte, une vieille ville  pimpante où paradent les yachts du monde entier, tels sont les ingrédients du cocktail qui fait de Bodrum l’un des endroits les plus chers de Turquie. Bodrum attire des foules de touristes, surtout des jeunes, qui débarquent par vols charters entiers en quête de divertissement et d’aventures. Les visiteurs peuplent les plages environnantes, nageant tout au long de la journée. Le soir venu, ils envahissent les bistros en plein air, les discothèques et les bars pour boire, danser et s’amuser jusqu’au petit jour.

     

    Denizli est le nom d'une ville et de la province du même nom situés à l'ouest de la Turquie, dans la région égéenne. La province dispose une richesse : ses ressources touristiques très diverses : site de Pamukkale, ruines de l'époque romaine très nombreuses, sites préhistoriques etc. Toutefois c'est dans son patrimoine culturel actuel que la province de Denizli peut puiser le plus pour son développement : en effet la région, foyer de peuplement Yörüks, dispose d'importantes ressources culturelles appréciées des touristes locaux et étrangers : tissage de tapis (halı) traditionnels à Tavas, festivals de Güles, de folklore (danse égéenne appelée zeybek), etc ..

     

    Antalya est située sur les bords d'un vaste golf, surnommé la Riviera Turque, elle est encadrée par les chaînes Taurus. La ville est bâtie sur un plateau calcaire dont les falaises plongent vers la baie et le vieux port. A l'ouest, les belles plages de Konyaalti sont très fréquentées, car la végétation verdoyante de la côte  (agrumes, pêches, abricots, figues, olives, bananes) et les massifs Taurus constituent un cadre magnifique.

     

    Konya, située au centre de la Turquie et à 1000 mètre d'altitude, est une ville commerciale de 1,9 million d'habitants. Ville sainte pour les musulmans, elle possède plusieurs belles mosquées ainsi que le célèbre musée de Mevlâna consacré aux derviches tourneurs. C'est dans ce musée que se trouve le tombeau du fondateur de l'ordre, Jalal adl-Din Rumi dit Mevlâna.

     

    La Cappadoce, au centre de la Turquie, réserve de belles surprises. Ses terres sont tapissées de formations volcaniques surprenantes, legs des volcans Erciyes et Hasan Dag. Les cônes rocheux, appelés cheminées de fée, ont été sculptés par le vent et le ruissellement des eaux pendant des milliers d'années. Un long travail qui a aboutit à un paysage lunaire que des touristes du monde entier viennent découvrir.

    C'est aussi pour ses jolies églises rupestres que l'on vient visiter la Cappadoce. Construites au X ième siècle par des chrétiens et décorées de fresques colorées, elles nous livrent aujourd'hui un superbe témoignage de l'art byzantin. Pour les découvrir, le meilleur moyen est une balade dans les riches vallées de Cappadoce, dont la plus connue est la vallée Gorëmme.

    Autre surprise : les vallées de la région recèlent des villes souterraines. Les hommes ont creusé des habitations dans la roche tendre pour s'y réfugier et disparaître de la surface de la terre en cas d'attaques et d'invasions.

     

    Ankara, promue capitale il y a moins d'un siècle, a depuis lors connu de grands travaux de modernisation. Elle concentre la totalité des fonctions politiques et militaires. Située au centre de la Turquie, dans le plateau de l'Anatolie, elle compte aujourd'hui près de 3 millions d'habitants. Parmi les vestiges de son passé, l'ancienne citée a conservé une citadelle byzantine, posée au sommet d'une colline qui surplombe la ville, ainsi que des ruines d'édifices romains. Mais il faut l'avouer, le but des pèlerinages à Ankara est la visite du mausolée d'Atatürk, le fondateur de la République turque, et celle du musée des civilisations anatoliennes qui abrite une collection d'art préhistorique unique au monde.

     

    Istanbul, bâtie sur sept collines comme Rome, a une longue et riche histoire. Située sur le Bosphore la ville est un véritable trait d'union entre les continents européen et asiatique. Cette position stratégique lui a depuis toujours assuré un important développement économique.

    Centre de l'empire byzantin puis ottoman, elle fut parée des plus beaux atouts inhérents à ce statut. Sainte-Sophie, la Mosquée Bleue, le palais de Topkapi, la mosquée de Soliman témoignent du rayonnement de l'ancienne Constantinople. De même, ses musées regorgent de chefs d'oeuvres de l'Antiquité et de magnifiques objets, symboles des arts turcs.

    Mais Istanbul est aussi une ville d'aujourd'hui. Avec quelque 9,7 millions d'habitants, Istanbul est vibrante et animée. Les odeurs qui s'échappent du Grand Bazar et du bazar Egyptien, les mélodies orientales entrecoupées des appels à la prière, les plateaux alléchants des marchands ambulants et les nombreuses autres scènes de la vie quotidienne des Stambouliotes offrent un incroyable dépaysement, qui nous fait bien vite oublier le film Midnight Express...

     

    Bursa, autrefois connue sous le nom de Brousse, est une ville de Turquie d’un million d’habitants située au nord-ouest de l’Anatolie. Elle fut la première capitale ottomane. Surnomme la Bursa verte à cause de ses multiples jardins et parcs dominant une plaine verdoyante, elle est au coeur d'une importante région de production fruitière. La ville de Bursa est célèbre pour son commerce de soie, sa fabrique de serviettes et ses sources thermales. On peut y admirer la Muradiye, endroit où furent enterrés tous les sultans ayant régné avant Mehmet II, puis des türbes princiers, la mosquée Verte, le mausolée Vert, la Grande Mosquée (Ulu Cami), édifice imposant avec ses 20 coupoles et abritant une pièce exceptionnelle, son minbar de noyer sculpté, exécutée en 1399. Bursa abrite plusieurs oeuvres bien conservées appartenant à l’islam, au christianisme et au judaïsme. Huit des conciles organisés par l’Eglise catholique l’ont été en Turquie. Le premier et le septième d’entre eux eurent lieux à Nicée, devenue Iznik. Pour les chrétiens, cette ville est le plus important des huit lieux de pèlerinage du pays.

     

    Voila un petit aperçu de ce que sera mes vacances.

     

    Tout le monde sait comment sont les derniers jours avant de partir …
    Donc ce petit message sera sans doute le dernier avant mon départ, il est là pour vous le dire que je serai absent jusqu’au 16 septembre, à mon retour de Turquie  j'essayerai de vous raconter dans les moindres détails mes vacances (avec des photos j'espère).
    Profitez de mon absence pour me laisser de nombreux commentaires, j’aurai grand plaisir à revenir vers vous, en pleine forme et tout bronzé …

    A bientôt …

     

    August 22

    Ta caresse

     
     
     

    Ta caresse est en moi, impossible, absente, je la porte partout où je suis ...

    Les chemins s'avancent vers moi, comme les branches d'un arbre qui aurait pour racine l'endroit où tu poses les pieds ...

    Tu me conduiras, lentement, il fait doux, les arbres ouvrent leurs volets verts, on respire déjà le chèvrefeuille, le papillon, et si je pense à toi, toute ma peau sent le lys blanc ...

    Les arbres fument, ta bouche est éclatante de sensualité, la terre se met à tourner d'abord lentement comme un manège, je cueille ton regard, aube dans un puits, c'est toi qui es dans mes yeux ...  est-ce bien moi dans les tiens?

    La terre se pare, parfume, enlève sa robe, c'est toujours toi que je vois ...

     

    August 15

    Des goûts et des couleurs

     
     
     
     

    Des goûts et des couleurs… discutons !
     

    “ Des goûts et des couleurs on ne discute pas ” entend-on souvent, ce qui voudrait dire que le jugement de goût est tout entier livré à l’arbitraire de chacun, et ce qui, au fond, reléguerait l’appréciation esthétique au même rang que le goût en matière de cuisine. Tout comme chacun est libre de préférer le couscous au cassoulet (et vice versa), il n’y aurait qu’une différence subjective entre Bach et le dernier des Boys Band.
    N’y a-t-il donc rien de beau en soi, aucun critère universel du goût, aucune hiérarchie qui puisse nous permettre de faire la part entre les différentes évaluation subjectives ?
    Dans les civilisations du passé, on croyait à des critères objectifs de beauté parce que l’art y avait pour fonction de refléter un ordre cosmique indépendant des hommes et parfait. Autrement dit quand l’art était sacré (“hiéros” en grec) il y avait une hiérarchie des valeurs esthétiques. L’art n’a plus cette fonction dans notre civilisation où la science a désenchanté le monde, et où nous accordons plus d’importance aux complexités de la vie psychologique des individus qu’aux rapports harmonieux dans le cosmos. Il n’y a pas de critères esthétiques objectifs et universels, c’est à dire relevant de l’univers lui-même: l’univers n’est ni beau ni laid, il est. Aucune connaissance scientifique ne pourra jamais porter sur ces qualités qui ne se rapportent pas aux choses, mais à celui qui en fait l’expérience. Privés de sacré et de sublime, sommes-nous irrémédiablement voués à la platitude, au nivellement par le bas de la culture de masse?
    Peut-être que s’il n’y a pas de critères objectifs et universels du goût, il n’en reste pas moins qu’il y a une différence subjective certes, mais universelle entre ceux qui ont du goût et acceptent d’en parler, et ceux qui n’en ont pas (et refusent d’en parler). Sur quoi repose cette différence? Peut-être que ce que l’on peut appeler avoir du goût est une disposition acquise, une capacité de contemplation désintéressée, une volonté attentive et patiente de s’ouvrir et de se rendre disponible au beau sous toutes ses formes. Alors que le mauvais goût serait la propension à céder aux attraits flatteurs et faciles de l’agréable et de s’en contenter.
    Ainsi, s’il peut paraître stérile de discuter de la supériorité d’un goût (ou même d’une culture) par rapport à un autre, il est bien légitime de nous demander avant toute chose si, oui ou non, le goût s’éduque.

     

     

    Charles Dalant et Julien Saiman

     

     

    August 05

    La baignade

     
     
     

    Comme ton dos par le vent caressé,
    Comme ta peau par la vague adoucie,
    Comme ce grain, de sable sur tes lèvres,
    Comme notre lit par la mer effleuré,

     
    Ma main maladroite, de promenade en baignade,
    Glisse du soir à l'aube sur tes dunes ensablées
    Se perd en chemin pour visiter tes plages
    Roule jusqu'au rivage reposant de tes reins
    Et savoure insouciant ses suaves sensations :

     
    La mielleuse marée qui monte et puis m'enivre

    Les volages embruns dans tes cheveux au vent
    La glissante liqueur de tes gracieux baisers

     
    Et, comme cette étreinte par la nuit esquissée
    Notre océan d'amour déborde et se déverse
    Pourtant à l'unisson nous apprécions l'opaque
    Brouillard de bonheur qui plane sur nos cœurs
    Englobant tout entier nos corps entremêlés

     
     

    August 02

    Kiri le Clown

     
     
     

    Trotte, trotte ma jument
    Vole, tu as des ailes
    Cours bien vite dans le vent
    Ohé la vie est belle

    Nous irons de ville en ville
    Porter la joie de vivre
    Nous les petits et les grands
    Courons, il faut le suivre

    Nous ferons des cabrioles
    Les clowns sont faits pour rire
    Vive le cirque Kiri

    Oui, le voilà, oh halte-là
    Kiri, Kiri est là

    Dans la campagne refleurie
    Une carriole arrive
    Celle du cirque Kiri
    Tous les enfants la suivent
    Sur le siège tirant les rênes
    Kiri le petit clown chante

    Vite vite vite on est content
    De défaire nos malles
    On est arrivé à temps
    Nous les enfants de la balle

    Le cirque va commencer
    On entend la parade
    Prenez vos billets, entrez
    Mais c'est la bousculade

    Bravo clowns, dompteurs, jongleurs
    Nous sommes tous camarades
    Vive le cirque Kiri

    Oui, le voilà, Oh halte-là
    Kiri, Kiri est là

    Kiriiii, Kiriii, Kiriiii, Kiriii

    July 21

    L'histoire d'une fleur

     

    Voici l'histoire d'une fleur,

    Une fleur de cristal,

    Qui creva mon cœur,

    Qui me fut fatale:

    C'était un jardin de gravier

    Où ne poussaient que des chardons,

    Déserté, oublié,

    Laissé à l'abandon.

    Un jour y poussa une fleur,

    Aux mille reflets, mille pétales.

    Un peu de soleil sur mon cœur,

    Mais l'augure de bien du mal

    Quand tentant de la saisir,

    De mes mains malhabiles,

    Je ne sus que détruire

    Sa beauté si fragile.

    Depuis ce jour lointain,

    J'éponge le sang de mon cœur.

    Assis au coin du jardin,

    Je pleure ma fleur ...

     
    July 15

    La montagne et l'être aimée

     
     
    Le but suprême de tout homme ou femme est d'atteindre l'être aimé …
    en descendant au plus profond de soi et en se laissant attirer par lui.
    En définitive, il faut tout lâcher, c'est-à-dire mourir entièrement à soi-même, pour " pénétrer dans son ciel intérieur, dans l'illimité ".
    J'ai découvert une chose nouvelle. J’ai découvert la montagne.
    Cette montagne est un aimant. Elle fixe quiconque simplement tourne sa pensée vers elle, elle l'attire face à face avec soi, le rend immobile comme elle et l'engloutit.
     Hommes, Femmes, apprenez-le et vivez. Sachez que ce ravisseur d'âmes, c'est cette magnifique montagne, qui brille au-dedans de notre cœur !
    " Regardez : l'on dirait une montagne sans conscience ni sentir. Son action est tout mystère, elle passe l'humaine compréhension.
    J'étais encore enfant qu'elle brillait déjà dans mon rêve comme quelque chose d'insurpassable grandeur. Et je ne la connaissais pas encore. Alors elle m'attira à elle, elle fit taire ma pensée. Je vins tout près et je reconnus qu'elle est l'absolu non-mouvoir. "
    Nous y montâmes par le chemin direct, mais au retour notre guide nous proposa de prendre le sentier qui y menait depuis la ville.
    Quelle ne fut pas alors ma surprise, en redescendant, de découvrir toute une série d'ermitages disposés aux flancs de la montagne et dont je ne soupçonnais en rien l'existence.
    " Ce fut une vraie révélation. Je commençais à comprendre ce qu'on m'avait dit autrefois de l'attirance pour la montagne.
    Je ne suis donc finalement que l'un de ceux qui au cours des temps se sont abreuvés à la source sans cesse jaillissante et, à l'ombre de la montagne, en découvrant le chant du tendre torrent …
    Du fond du cœur, j'entendais sourdre un autre chant, au-delà de tout élan du désir comme de toute quiétude qui pût encore se sentir.
    La montagne est inexorable. Elle sèvre de tout, elle dépouille de tout, elle arrache tout point d'appui où on serait encore tenté de s'agripper : car tel elle a voulu, et tel elle rendra, libre et nu en la solitude de son cœur, libre et nu de la liberté et de la nudité du Soi.
    Le monde ne semblait plus alors qu'une ombre vague, un néant de rêve. Ma vision était toute intérieure. je voyais la montagne dans sa pureté intégrale.
    Je trouvais la paix et la joie dans l'esprit qui pénètre tout, immanent, immortel et statique.
    L'Amour divin l'éblouit en nous permettant de temps en temps un cou d'œil sur cette vision. Il me semblait que mon âme s'ouvrait comme une fleur et, dans un éclair éblouissant, embrassait tout l'Univers auréolé d'amour et de clarté.
    Cet état d'âme, pendant quelques mois, venait et repartait.

    Quand il s'effaçait, un grand désir de solitude à deux apparaissait ...

     

    July 05

    La sexualité

     

    La sexualité peut être envisagée premièrement dans sa dimension naturelle ; comme telle, elle constitue un type de comportement très répandu dans le règne animal. La principale question philosophique qui se pose à ce sujet est celle de sa finalité : y a-t-il une fonction naturelle (ou plusieurs) de la sexualité ? La réponse semble évidemment positive, la reproduction étant généralement considérée comme la finalité naturelle de la sexualité. Sans aborder le problème général de la finalité dans la nature (l’opposition philosophique entre finalisme et “mécanisme”), il faut toutefois remarquer que le fait de considérer que la fonction naturelle de la sexualité est la reproduction conduit logiquement à penser que toutes les formes de sexualité impropres à la reproduction, par exemple l’homosexualité, sont littéralement contre nature. Or l’homosexualité est fréquemment présente dans le règne animal (insectes, oiseaux, dauphins…). Chez nos plus proches “cousins”, les singes bonobos, la sexualité joue un rôle social de première importance : elle permet notamment de se réconcilier après un conflit, de tisser des alliances ou simplement d’adresser un “remerciement”. Presque tous les bonobos étant bisexuels, l’homosexualité est fréquente chez eux, et absolument pas contre nature, d’abord parce que les bonobos sont instinctivement et par conséquent naturellement bisexuels, et ensuite parce que cette homosexualité joue un rôle majeur dans la survie de leur espèce. Ne doit-on pas alors conclure premièrement que la sexualité ne se réduit pas, d’un point de vue naturel, à la fonction reproductrice, et deuxièmement qu’il existe un fondement naturel à l’homosexualité ?

    Nous pouvons deuxièmement aborder la sexualité spécifiquement humaine. Celle-ci se distingue de celle des autres animaux par le fait que les hommes s’imposent toujours des prescriptions et des interdits sexuels, au premier rang desquels la prohibition de l’inceste, dont l’anthropologie a montré le caractère fondamental dans la genèse et le développement des sociétés humaines (par la nécessité de l’alliance entre les familles). Hormis cet interdit semble-t-il universel, chaque société édicte dans ce domaine ses propres lois juridiques et préceptes moraux, très variables d’une société à une autre. Par exemple, l’homosexualité était courante et “publique” dans la Grèce antique (mais les pratiques sexuelles devaient refléter une certaine hiérarchie : homme / femme, citoyen / esclave). En revanche, l’homosexualité était et est condamnée et parfois punie de mort dans les sociétés fortement marquées par le judaïsme, le christianisme (voir par exemple dans l’Ancien Testament : Lévitique, 20, 13) ou l’islam. La loi française est depuis de longues années nettement moins restrictive : pour la résumer, on peut dire que toute pratique sexuelle est implicitement autorisée dès lors qu’elle ne concerne que des adultes consentants et qu’elle est “discrète”. L’adultère par exemple n’est plus une infraction en France depuis 1975. Aux États-Unis en revanche, certaines pratiques sexuelles sont toujours interdites dans quelques États, y compris lorsqu’elles sont accomplies en privé et entre époux légitimes et consentants.
    La question se pose alors de savoir quelles sont les justifications de ces lois et préceptes, et comment s’expliquent leur diversité et parfois leurs oppositions. Deux courants s’affrontent ici :

    – on peut penser que la sexualité doit relever de la seule sphère privée (à moins bien sûr qu’elle ne soit imposée par la force ou la contrainte, comme dans le viol ou la pédophilie), ce qui est la position de la législation française actuelle ;

    – on peut au contraire penser que la sexualité, même entre adultes consentants, concerne la société dans son ensemble, voire l’humanité, et par conséquent que ceux entendent diriger la société (les politiques) ou guider l’humanité (les religieux) ont logiquement le droit et même le devoir de prescrire certaines pratiques sexuelles et d’en interdire d’autres, en fonction de leur conception de la nature humaine, des “bonnes mœurs”, de l’ordre social, et ainsi de suite. Dans ce cas, il faut déterminer en quoi la sexualité ne concernerait pas seulement les individus qui s’y adonnent. Autrement dit, qu’est-ce qui peut pousser moralistes, législateurs et théologiens à vouloir régir ce qui, par définition diraient certains, ne les concerne pas ? Peut-être une réponse à cette question se trouve-t-elle dans le fait que, comme la psychanalyse le prétend, la sexualité ne représente pas seulement pour les hommes la seule “activité sexuelle”, mais qu’elle touche plus ou moins clairement à l’être humain dans sa globalité. Il se jouerait donc quelque chose d’essentiel dans la sexualité, mais il reste alors à déterminer quoi…

     

    June 30

    Mes héros pour rire

     

    Bien sûr, il y les grands livres. Et ils sont plus beaux que tout. Ne pas avoir mis au moins le nez dans l’Iliade et l’Odyssée, dans Gargantua, dans Don Quichotte, dans les Mémoires d’outre-tombe, dans le Rouge et le Noir, dans l’Education sentimentale ou dans A la recherche du temps perdu serait aussi triste que de n’avoir jamais vu Venise. Mais derrière nos grands héros, derrière Achille et Andromaque, derrière Julien Sorel, derrière la duchesse de Guermantes s’agite tout un monde de personnages bien moins intimidants et presque aussi excitants que j’ai toujours fréquentés avec beaucoup de plaisir. Ils m’ont souvent distrait des chagrins de ce monde. Ils m’ont amusé, ils m’ont fait rire. Il m’est même arrivé de les aimer.

    Le premier d’entre eux, celui qui a bercé de ses aventures toute la fin de mon enfance et le début de mon adolescence, c’est le gentleman cambrioleur, c’est Arsène Lupin. Il y a chez Balzac un personnage magnifique et un peu terrifiant qui s’appelle Vautrin.

    Vautrin, qui se fait passer aussi pour l’abbé Carlos de Herrera, a d’innombrables identités. Son modèle dans la vie réelle transfigurée par le génie poétique de Balzac était le fameux Vidocq, passé des rangs du grand banditisme à ceux de la sûreté nationale. Arsène Lupin est une version soft et légère de Vautrin. Avec son monocle, son chapeau haut de forme, son écharpe blanche, c’est le plus séduisant des  prestidigitateurs. Ni les coffres, ni les portefeuilles, ni le cœur et la vertu des femmes ne lui résistent longtemps. Il ne tue jamais. Mais, face à son ennemi intime, l’inspecteur Ganimard, au nom étrangement littéraire, il est la transgression même. Et l’aventure romanesque portée à l’incandescence. Il n’a pas de complice, il ne suit pas l’exemple de Sheerlock Holmes flanqué du docteur Watson … C’est un loup solitaire. Mais qui n’en finit pas d’être multiple et de se déguiser. En prince russe, en ivrogne, en pêcheur à la ligne, en plombier, en danseur mondain. Sous un visage ou sous l’autre, il a enchanté ma jeunesse.

    Mais tous ces héros du second rayon, mon favori et peut-être Jeeves. Inventé par l’écrivain anglais Wodehouse, Jeeves est butler (majordome) au service de Bertram Wooster. Bertram Wooster est un parfait gentleman, c'est-à-dire un imbécile complet, sans cesse sauvé par un génial Jeeves des situations périlleuses. Entre l’infernale tante Agathe et les sandwichs au concombre du petit déjeuner, je me suis tordu de rire à chaque page de la longue série des Jeeves. Un jour j’ai recommandé la lecture des Jeeves à une amie. Quelques semaines plus tard, elle me confia, enchantée, qu’elle ne lisait plus que deux auteurs : Thucydide et Wodehouse.

    Décidément, ils ont du bon, loin derrière nos géants, ceux que j’appelle mes héros de poche ou mes héros pour rire ….

     

    June 28

    Une rose nous parle

     

    Je suis une rose en santé.
    Mais plus d'une heure sans eau,
    Ma beauté et ma durée de vie flétriront.
    Alors dès votre arrivée à la maison ou chez votre hôte,
    Sous l'eau, vous me taillerez la tige de deux centimètres,
    Puis me disposerez, une à une, dans un vase.
    Évitez les vases en argent ou en poterie, ils me tuent.
    Remplissez le vase d'eau tiède, fraîche, un peu sucrée.
    Ajoutez-y un peu de 7-up, Sprite ou une goutte de javel.
    Enlevez toutes les feuilles immergées dans l'eau.
    Mes pires ennemis sont le soleil et la chaleur,
    Et la télévision, le calorifère et le four micro-onde.
    Jour et nuit, gardez-moi dans une pièce fraîche.
    Tous les jours, changez mon eau,
    Et coupez ma tige de deux centimètres.
    Si par malchance, ma tête ramollie et se penche,
    Alors couchez-moi complètement dans un lavabo ou un bain,
    Tout en me coupant de nouveau la tige de deux centimètres.
    En eau tiède, couchez-moi pendant au moins quatre heures.
    Si je ne reprends pas ma force et ma beauté,
    Il faudra me couper la tête,
    Puis me déposer dans une verre rempli d'eau.
    Sur ce lit, il ne vous restera qu'à m'admirer.
     
    Votre chère rose …
     

    June 23

    La Berceuse chantée par Bénabar

    Voilà plus d'une heure que j'te tiens dans les bras, voilà quelques jours que je suis tout à toi. Il est très tard, et tu dors pas, je t'ai fait une berceuse, la voilà.

    Demain le jour sera là et les oiseaux chanteront leur joie, tes paupières d'or s'ouvriront sur le soleil et sur sa chanson, ferme les yeux, c'est merveilleux, et dans tes rêves toutes les fées viendront te réveiller, fais dodo ... Pourquoi tu dors pas ?

    Demain il faut que je me lève tôt, j'ai un rendez-vous hyper important, si t'aimes ton père, si tu l'aimes vraiment, sois fatigué et dors maintenant. J'ai sauté sur l'occas', t'avalais ton biberon pour un micro sommeil de dix secondes environ, c'était confort, j'ai bien récupéré, maintenant tu dors, t'arrêtes de nous faire... fais dodo.

    Demain le jour sera là, et les oiseaux chanteront leur joie, tes paupières d'or s'ouvriront sur le soleil et sur sa chanson, ferme les yeux, c'est merveilleux et dans tes rêves toutes les fées... Dors dors dors ! Bordel, Pourquoi tu dors pas ? Dors dors dors ! Laisse dormir ton papa !

    Ce que tu regardes en riant, que tu prends pour des parachutes, ce sont mes paupières mon enfant, c'est dur d'être un adulte. Allez on joue franc jeu, on met carte sur table, si tu t'endors je t'achète un portable, un troupeau de poneys, un bâton de dynamite, j'ajoute un kangourou si tu t'endors tout de suite.

    Tes paupières sont lourdes, tu es en mon pouvoir, une sensation de chaleur engourdit ton corps, tu es bien, tu n'entends plus que ma voix, je compte jusqu'à trois, et tu vas t'endormir...

    Pourquoi tu veux pas dormir, pourquoi, tu dors pas ? Je te donnerais bien un somnifère, mais y'en a plus demande à ta mère, t'es insomniaque ou quoi ? Puisque tu ne me laisses pas le choix, voici le temps des menaces, si tu dors pas j'te place. Dors dors dors ! Mais on dirait que ça marche. Tu fermes les yeux, tu es si sage, c'est merveilleux, tu dors comme un ange, tu as de la chance moi aussi j'ai sommeil, mais c'est le matin, faut qu'je m'habille. Je me suis énervé mon amour, je le regrette, pour me faire pardonner j'vais te jouer un peu de trompette !

     

     

    June 22

    Le rire

    Si le rire est censé être le propre de l'homme, il n'en est pas pour autant toujours signe d'intelligence. Qui n'a jamais eu honte d'avoir ri à une blague idiote, voire méchante? Pourquoi le rire sert-il si souvent de prétexte au déchaînement de la bêtise et de la méchanceté? Si le rire est recherché pour l'ivresse qu'il procure (et inversement l'ivresse pour le rire) n'est-il pas aussi possible de rire lucidement face à la vérité?
    Il y a plusieurs façons de rire, ce qui fait que ce qui est comique pour les uns ne l'est pas pour les autres et que le comique réside moins dans l'objet (situation, blague...) que dans le point de vue, dans l'interprétation qu'on en fera.
    Si on aime rire c'est que le rire semble associé à la joie ; or force est de constater que tout rire n'est pas joyeux : il y a des rires haineux, des rires moqueurs qui expriment autant de passions tristes. L'ironie consiste à faire du rire une arme, elle rit contre, toujours aux dépens des autres, elle est toujours extérieure (même quand elle porte sur soi). Cette forme de rire nous libère-t-elle du sérieux qu'elle se plaît si souvent à tourner en dérision? On peut en douter ; la frivolité qui consiste à ne rien prendre au sérieux a t-elle conscience de sa propre dérision? Elle serait alors sagesse.
    Faudrait-il alors « ne pas rire, ne pas pleurer, ne pas détester mais comprendre » comme nous le conseille Spinoza? Mais alors, philosopher, ce serait forcément être pris au jeu de l'esprit de sérieux ? Cela voudrait dire qu'il n'y aurait au fond de rire que bête et qu'on rirait d'autant plus qu'on ne cherche pas à comprendre, ce qui fort heureusement est faux. Ce qu'il manque à l'esprit de sérieux, c'est de ne pas se comprendre soi-même comme esprit de lourdeur. Est-il possible de rire lucidement et de rire se soi ? Cela s'appelle l'humour qui consiste en une forme de recul joyeux face à soi et au monde (ce qui en un sens pourrait servir à définir la philosophie!).
    Se pose alors une question: peut-on rire de tout? Qu'on le puisse, cela ne fait pas de doute. En un sens la question ne se pose pas, car on ne choisit pas sur l'instant de rire ou pas, ni ce à quoi on rit. Est-ce pour autant que le rire n'est qu'une réaction mécanique ? La vraie question semble plutôt être : peut-on rire n'importe comment ? Ironie méprisante ou bien humour profond, il y a un rire bête et un rire  "spirituel", comme on le dit si bien au sujet des gens qui ont de l'humour. Et l'esprit, cela se cultive...

     

    June 21

    La Tag Mania

     

    Il parait que ce jeu traverse les océans... je dois le perpétrer sur la demande d'une amie du blog ... La règle du jeu : Les « tagués » doivent écrire : 7 choses les concernant, sur leur propre blog, ainsi que ce règlement ...

    Vous devez ensuite taguer 7 personnes sur votre espace ... sauf moi ! et les nommer, puis vous laissez un commentaire sur leur blog, en expliquant qu'elles sont « taguées »,et qu'elles doivent venir lire votre billet...

     

    1. J'adore mon épouse car elle est digne d’adoration.
    2. J'aime mon fils.
    3. J'aime ma petite Julie qui vient de changer d’adresse pour le paradis blanc.
    4. J'aime mon ami Richard Bohringer
    5. J'aime coucher les mots sur le papier
    6. J'aime partager le don du savoir donner/recevoir
    7. Je n’aime ni le racisme, ni la haine, ni la violence sous toutes ses formes

     

    Voilà, vous en savez  un peu  plus sur moi... Alors, à VOUS maintenant !

     

     Les "tagués" sont : Cat, Lauraline, Rose-Marie, La Gamine, Poucinette, Florence, Elisa, Clématite